Retranscription

Je pense que ce qu’il faudrait voir sortir de cette conférence de Paris (COP21), c’est un pas en avant dans la question du prix du carbone, qu’il y ait un accord des trois grands continents (États-Unis, Chine et Europe) dans lesquels ces méthodes de fixation du prix du carbone, de marché d’échange et des quotas d’émissions sont expérimentées. Ce club restreint de 3 acteurs devrait avancer dans la trajectoire du prix et des marchés de quota pour modifier les ressorts profonds de l’économie dans les vingt ans qui suivent. Du côté négatif, je vois plutôt le risque de Schizophrénie politique dans les opinions publiques. Pourquoi j’emploie ce terme? Pour la raison suivante, il y a d’un côté une prise de conscience croissante qui est de l’ordre de l’émotion (ours polaires, la biodiversité, les glaciers, les îles du pacifique etc.) et d’autre part, il y a les consommateurs qui ne veulent pas qu’on leur impose, dans leur quotidien, de manière punitive, une solution aux problèmes du climat qui passent par des augmentations des tarifs de l’électricité, des taxes sur le carbone, du prix du pétrole.