Réseau Durable a rencontré Eugénie Bardin, responsable des affaires publiques chez Enercoop, pour recueillir son éclairage sur les énergies partagées. 

En termes de modèle d’affaire dans les énergies partagées, le modèle coopératif est le plus récurrent. Les acteurs de la réappropriation citoyenne de l’énergie en France souhaitent en effet prendre part aux décisions et se dirigent donc plutôt vers des structures qui leur permettent de prendre part à la gouvernance. Les sociétés coopératives d’intérêt collectif permettent notamment ce principe d’”une personne = une voix”. Les parties prenantes peuvent ainsi avoir voix au chapitre au même titre que les collectivités, les PME ou les associations.

Pour Eugénie Bardin, la croissance des projets citoyens viendra à la fois des particuliers et des professionnels. Elle estime qu’il s’agit d’une dynamique dans laquelle les parties prenantes doivent marcher main dans la main. 

Par ailleurs, l’implication des particuliers dans les projets d’énergie partagée est importante pour une raison d’acceptabilité sociale des énergies renouvelables, comme en témoignent les tensions que l’implantation d’un parc d’éolien peut générer. Pour Eugénie Bardin, associer les particuliers aux projets, dans la gouvernance ou plus globalement est primordial, car la transition énergétique en France se fera avec les citoyens ou ne se fera pas. 

Découvrez la première partie de l’entretien d’Eugénie Bardin.