Retranscription

Les villes, les régions et d’ailleurs tous les niveaux, tous les échelons territoriaux ont un rôle important à jouer. Ce sont eux qui agissent le plus concrètement sur le terrain, qui ont la main sur 10, 15, 20% des émissions de carbone qui sont liées directement aux activités collectives. Ils pilotent eux-mêmes, mais ils ont aussi un rôle important, un rôle de mobilisateur, de catalyseur de partenariat entre les pouvoirs publics et les instances privées et aussi bien sûr ce lien permanent avec l’ensemble des habitants, parce qu’on ne fera rien dans ces domaines sans l’implication de chacun.

Qui est le mieux placé que l’élu le plus direct et le plus proche de chaque femme et de chaque homme ? Donc ce sont eux qui sont les interlocuteurs, qui peuvent être les animateurs ; et on a besoin de cet espace là, de ces intentions là pour faire bouger et transformer la société. Je crois que les villes ont beaucoup avancé depuis quelques années, notamment grâce à la convention des maires. Aujourd’hui, il y a près de 6000 maires du monde entier qui ont signé cette convention des maires qui se sont engagés au-delà de ce que l’on appelait les 20-20-20 de l’Europe : économie d’énergie, efficacité énergétique, énergies renouvelables et baisse des émissions de carbone.

Aujourd’hui, on est sur une ambition beaucoup plus importante de 40%. En France, on envisage 50% en 2050. Tout cela, c’est des démarches qui sont en route, mais il y a aussi des démarches plus nationales, comme le PCEAT, les plans climat territoriaux. Il y a aussi des labels qui permettent de donner des éléments de référence, notamment le label Effinergie qui a été créé par l’ADEME. Aujourd’hui, on est quasiment à 100 villes, je crois qu’on va même atteindre les 100 villes cette semaine, pendant les Assises de l’Énergie.