Retranscription

Dans les dix années ou vingt années à venir, sur un horizon de 2030-2050, le parc énergétique pourrait ressembler à une chose de beaucoup moins énergivore avec des bâtiments isolés, des véhicules nettement moins consommateurs d’énergie, des réseaux de distribution et d’approvisionnement énergétique évolués et modernisés. On parle beaucoup de nouvelles technologies d’information et de communication, on parle de smart grids, de réseaux électriques intelligents. Ils sont nécessaires d’une part pour les énergéticiens par rapport au pilotage des réseaux de distribution notamment mais aussi aux usagers pour qu’ils puissent eux-mêmes piloter, comprendre, évoluer et faire évoluer leur consommation d’énergie et leur comportement. C’est quelque chose qui est très intéressant aussi bien pour le consommateur que pour le producteur-distributeur.

En termes d’énergie à proprement parler, avec une diversification de la production d’énergie, beaucoup plus d’énergies renouvelables que ce que nous connaissons aujourd’hui, beaucoup plus de récupération de chaleur fatale qui sont des rejets de chaleur industrielle captés pour chauffer des logements par exemple comme ce qui se fait dans le territoire dunkerquois. Et puis des énergies plus conventionnelles, de stock qui renvoie au nucléaire, au gaz, au pétrole, au charbon qui sont nettement moins utilisées finalement. C’est une vision qui est à l’inverse de ce que nous connaissons. Jusqu’à présent nous étions dans une logique d’offre énergétique. La distribution et la consommation étaient façonnées par des politiques d’offre. On va inverser ce système. On part de la demande, des besoins et on monte une offre diversifiée.

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Hervé Pignon
Diplômé de l’Université d’Artois en 1981, option génie civil, il a commencé sa carrière en entreprise de bâtiments-travaux publics, comme chargé d’affaires. En 1983, il entre à l’Agence Française pour la Maîtrise de l’Energie (AFME). En 1992, lors de la création de l’ADEME, il devient chef de cellule Aménagement, Bâtiments et Transports, au sein de la Direction Régionale Nord-Pas de Calais. Il est nommé Directeur Régional de l’ADEME en Nord-Pas de Calais le 17 juillet 1998.