La numérisation des infrastructures des réseaux électriques permet des gains conséquents en terme de flexibilité et de résilience, deux enjeux-clés pour faire face à l’urgence climatique.

Via le pilotage en direct de la production et de la consommation, via l’intégration facilitée des technologies de stockage, le numérique permet d’intégrer une part croissante de renouvelables intermittents au sein du mix électrique. Via la maintenance prédictive, la digitalisation rend les réseaux de distribution plus résilients.

Les compteurs intelligents permettent une gestion plus fine de la consommation des particuliers et des entreprises. Ils ouvrent la porte à des économies d’énergie et à une plus grande flexibilité des réseaux, à travers le mécanisme d’effacement. Les capteurs et outils de pilotage énergétiques rendent quant à eux les bâtiments plus efficaces et plus confortables.

La numérisation des réseaux électriques au service de la transition écologique

Ces évolutions technologiques rendent les réseaux de distribution de plus en plus bi-directionnels et connectés. « Enedis opère le plus grand parc d’objets connectés en France », explique Marianne Laigneau, présidente du directoire de l’entreprise.

De quoi permettre à Enedis d’accompagner le développement des renouvelables (95% des installations EnR sont raccordées au réseau de distribution) et de l’électro-mobilité, avec 100 000 bornes de recharge publique qui seront raccordées d’ici fin 2021 au réseau, contre 30 000 aujourd’hui.

Ces nouveaux usages, inscrits dans les territoires, au plus près des usagers, dans une logique de décentralisation énergétique, sont fondamentaux pour décarboner l’économie française. Des ruptures technologiques comme la 5G devraient permettre d’accélérer et d’optimiser encore cette numérisation, pour améliorer l’efficacité de la transRD flexibiltiition écologique.