Dans une récente tribune, Bertrand Piccard, premier homme à avoir fait le tour du monde avec un avion solaire (le Solar Impulse), contredit dix arguments souvent utilisés par les opposants à l’énergie solaire.

A ceux qui affirment que l’énergie solaire coûte trop cher, il répond ainsi que « le coût de l’électricité photovoltaïque a baissé de 82% depuis 2010, et cette tendance va s’intensifier dans le futur. (…) Dans de nombreux endroits du monde, le solaire est devenu la source d’énergie la plus compétitive, devant les énergies fossiles polluantes, et bien souvent devant le nucléaire ».

Le stockage pour répondre à l’intermittence de l’énergie solaire

Certes, l’intermittence de l’énergie solaire demeure une problématique, mais les technologies de stockage (hydrogène, batteries, V2G, STEP…), en plein développement actuellement, permettent d’y apporter des réponses efficaces.

Pour accompagner la transition énergétique, Bertrand Piccard appelle par ailleurs à combiner le photovoltaïque à une franche amélioration de l’efficacité énergétique, et à d’autres énergies renouvelables : « là où il n’y a pas de soleil, il peut y avoir du vent, des cours d’eau, des vagues, de la géothermie… Le solaire n’est pas la panacée et doit être combiné avec d’autres sources complémentaires ».

Le photovoltaïque permet par ailleurs d’installer des micro-réseaux électriques dans les zones isolées, sans avoir à tirer de lignes à hautes tensions – une aubaine pour les pays les plus pauvres. Bertrand Piccard réfute également l’idée, défendue par certains « experts », selon laquelle un panneau photovoltaïque « met 30 ans à rembourser son “ énergie grise “, c’est à dire l’énergie nécessaire à sa fabrication, son transport, son recyclage, etc ». Il rappelle que dans la moitié du monde la plus ensoleillée, ce chiffre oscille entre 6 et 12 mois.

Il conclut en affirmant que le solaire « est une alternative logique, avant même d’être écologique, qui crée des emplois durables et produit une électricité moins chère que les énergies fossiles ».