Ce jeudi 3 septembre 2020, le gouvernement du Premier ministre Jean Castex a présenté le plan de relance de 100 milliards d’euros sur deux ans (2021-2022), destiné à soutenir l’activité économique en France : l’énergie y prend une place centrale, via les 30 milliards d’euros dédiés à “l’écologie”.

6,7 milliards d’euros seront entre autres ainsi alloués à la rénovation énergétique des bâtiments, dont 4 milliards pour les bâtiments publics, 2 milliards pour augmenter le financement de MaPrimeRenov’ (dispositif d’aide à la rénovation pour les particuliers), ainsi que 500 millions pour réhabiliter les logements sociaux et 200 millions pour soutenir les TPE/PME dont les locaux nécessitent une rénovation énergétique.

Plusieurs milliards d’euros seront consacrés au verdissement des transports : 4,7 milliards pour le secteur ferroviaire ; 1,9 milliards pour encourager à l’achat de véhicules propres ; 1,2 milliards pour renforcer les mobilités du quotidien (transports en commun et vélo), 550 millions dévolus aux infrastructures (notamment les bornes de recharge), 180 millions pour remplacer les véhicules thermiques de l’État et enfin, 50 millions d’euros pour augmenter la « résilience » des réseaux de distribution électrique en zone rurale.

Un ambitieux plan « hydrogène vert » sur dix ans

8,2 milliards du plan de relance seront également attribués aux « énergies et technologies vertes », dont 3,4 milliards consacrés au « développement de marchés clés dans les technologies vertes », 2,6 milliards pour les secteurs de l’aéronautique et de l’automobile, 2 milliards pour l’hydrogène vert (première phase d’un ambitieux plan de 7,2 milliards d’euros sur 10 ans) et 200 millions pour l’énergie nucléaire.

Le gouvernement prévoit aussi, entre autre, 1,2 milliards pour décarboner l’industrie et 1,2 milliards pour la transition agricoles.