Durant sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale, le nouveau chef du gouvernement Jean Castex a précisé que, sur les 100 milliards d’euros du plan de relance qui sera présenté début septembre 2020, 20 milliards seront attribués à la transition écologique. Les territoires seront au coeur de ce plan. 

Le Premier ministre a expliqué que cette enveloppe serait consacrée à la rénovation thermique des bâtiments, à la baisse des émissions du transport et de l’industrie, à la production locale et durable, ainsi qu’aux technologies vertes.

Jean Castex veut faire de « l’économie française l’économie la plus décarbonée d’Europe »

Jean Castex propose pour cela une refonte de l’appareil productif français. Il veut mettre l’accent sur l’industrialisation et la relocalisation, couplées à une excellence environnementale : « Nous ferons de l’économie française l’économie la plus décarbonée d’Europe », a précisé le chef du gouvernement. « Je crois à la croissance écologique, pas à la décroissance verte », complète-t-il.

Pour mettre en place cette politique, le nouveau gouvernement veut mettre en avant les territoires, en renforçant la décentralisation et en s’appuyant sur des contrats de développement écologique avec des plans d’action « concrets, chiffrés, mesurables ». Parmi les priorités de ces contrats, dont l’Etat sera « partenaire et financeur » : la lutte contre l’artificialisation des sols, l’installation de toitures photovoltaïques, la lutte contre le gaspillage, les économies d’eau et d’énergie, ou les nettoyages de rivières.

En termes de mobilité, Jean Castex a défendu la sauvegarde des petites lignes ferroviaires et l’extension du plan vélo, tout en affirmant vouloir réduire la publicité pour les produits les plus polluants, en premier chef les véhicules.