Dans une tribune publiée dans Le Monde, les dirigeants de plus de 80 grandes entreprises françaises et internationales appellent à faire de la relance économique post-confinement un « accélérateur de la transition écologique ».

Ils demandent ainsi qu’une large part des moyens financiers alloués à la reprise soient mobilisés dans une optique « de relance verte et inclusive », « avec un souci encore plus affirmé de la justice sociale ».

Ces dirigeants identifient trois opportunités majeures. La première, sur le court et le moyen terme, consiste à soutenir les secteurs vecteurs d’emplois qui contribuent à préserver l’environnement. Trois sont notamment à privilégier selon eux : la rénovation énergétique des bâtiments, le développement des mobilités décarbonées, l’expansion et le stockage des énergies renouvelables.

Trois secteurs à privilégier d’urgence pour la relance : la rénovation énergétique, la mobilité douce, les renouvelables

« Dans ces secteurs, tout effort financier public est un puissant levier pour l’investissement privé, ce qui en fait les meilleurs candidats pour une relance précoce », soulignent les signataires.

La deuxième opportunité consiste à rendre les outils industriels de l’Europe plus résilients et décarbonés, tout en favorisant l’économie circulaire et une alimentation plus durable et locale. La troisième opportunité est d’investir dans la recherche et les démonstrateurs pour des solutions d’avenir, au premier chef la bioéconomie, l’hydrogène et la réutilisation de gaz carbonique.

« Les bénéfices de ces investissements verts amélioreront la qualité de l’air, la santé des habitants et la qualité de vie dans les villes », tout en « nous donnant une forte légitimité pour tirer pleinement parti du prochain Pacte vert européen », concluent les dirigeants signataires.