Un groupe de chercheurs de l’université de Stanford a publié cette semaine un plan détaillant comment 143 pays dans le monde (les plus importants émetteurs de gaz à effet de serre) pourraient techniquement convertir l’ensemble de leur système énergétique aux renouvelables dès 2050. Ce qui permettrait selon eux de répondre efficacement à l’urgence climatique tout en réduisant la pollution de l’air.

Le plan des chercheurs de Stanford ambitionne la mise en place d’un système énergétique qui n’émettrait aucune émission, et qui combinerait l’hydro-électricité, l’éolien, le solaire et les énergies marines à du stockage. 95% des technologies nécessaires à ce plan seraient déjà matures selon eux, seules manquent pour le moment à l’appel les solutions de transport longue distance. La mise en place de ce plan nécessiterait un investissement de 73 000 milliards de dollars, qui serait remboursé en 7 ans grâce aux emplois créés et aux économies réalisées.

« L’électrification de tous les secteurs énergétiques rend la demande d’énergie plus flexible »

Les chercheurs estiment par ailleurs que l’électrification des secteurs énergétiques favoriserait la flexibilité de la demande d’énergie. Tout en maintenant la stabilité des réseaux électriques. Une telle transformation nécessiterait une vaste modernisation des réseaux électriques pour les doter de capteurs et les rendre pilotables en temps réel.

Pas moins de 11 groupes de recherche indépendants auraient étudié les critiques émises contre ce type de plans de transition vers 100% de renouvelables. Ils en concluent que les principaux obstacles à leur application ne seraient ni technologiques, ni économiques, mais politiques, institutionnels et culturels.