En Australie, 20% des foyers sont désormais équipés de panneaux photovoltaïques en toiture. Pour éviter les contraintes sur le réseau en cas de pic de production, les autorités veulent réguler l’injection de cette électricité.

En effet, les jours de fort ensoleillement, les fermes de batteries pilotées par les gestionnaires de réseau se retrouvent pleines dès la mi-journée, et ne peuvent plus offrir de flexibilité. Dès lors, les injections issues des panneaux solaires de particuliers « entraînent des pics de tension qui peuvent endommager le réseau et les équipements et entraîner une surcharge thermique des transformateurs », s’inquiète Energy Networks Australia, le syndicat australien du transport et de la distribution d’électricité.

Actuellement, aucune mesure ne contraint l’injection rémunérée d’électricité par les particuliers. Le statu quo imposerait ainsi d’importants investissements en infrastructures.

L’Australie envisage de taxer l’injection d’électricité par les particuliers durant les pics de production

La Commission Australienne du Marché de l’Energie (AEMC) veut donc inciter les particuliers à se responsabiliser, et à n’injecter de l’électricité que si le réseau en a besoin. Elle souhaite qu’un maximum de possesseurs de panneaux photovoltaïques s’équipent de batteries et, en s’adaptant aux besoins des réseaux, deviennent de véritables opérateurs de flexibilité.

Pour ce faire, elle envisage d’augmenter les tarifs d’achat pendant les pics de consommation, et même de taxer l’injection par les particuliers en cas de forte production d’électricité. Pour ceux qui préféreraient continuer d’injecter automatiquement leur surplus de production, le coût moyen de cette taxe est estimé à 70 dollars australiens par an (45 euros).

In fine, l’AEMC espère que ce gain de flexibilité permettra à davantage de particuliers de s’équiper de panneaux photovoltaïques, sans risque pour la stabilité du réseau électrique.