Enedis vient de publier un rapport sur le pilotage de la recharge des véhicules électriques. Le document détaille notamment les économies qu’il peut offrir aux utilisateurs, les gains de flexibilité pour le réseau, et l’intérêt du V2G.

« Pour Enedis, il était important de continuer à expliquer aux acteurs les enjeux liés au pilotage de la recharge, mais aussi de chiffrer les économies que cela pourrait apporter et d’en détailler les modalités de réalisation », expose Régis Le Drezen, Chef du pôle Études et développement du programme mobilité électrique d’Enedis.

Le pilotage de la recharge des véhicules électriques, un enjeu-clé

Le rapport détaille trois cas d’usage offrant des économies à l’utilisateur :

  • le pilotage temporel de la recharge, qui consiste à décaler automatiquement la recharge vers les heures creuses ; les économies sont de l’ordre de 25%
  • le pilotage de la puissance de charge : décaler la recharge dans le temps permet d’éviter d’augmenter la puissance souscrite auprès du fournisseur d’énergie, en optant pour une borne de 4 kW moins onéreuse que son équivalent à 7 kW (à l’installation et à l’usage)
  • l’autoconsommation : les propriétaires de panneaux photovoltaïques peuvent stocker le surplus de leur production dans la batterie de leur véhicule électrique.

Le rapport évoque aussi le potentiel du V2G, en terme de flexibilité pour les réseaux. Cette technologie peut aider à stocker le surplus d’énergie renouvelable produite, mais aussi soutenir le réseau en cas de panne, et ainsi réduire des travaux d’investissement. Enedis va lancer cette année une expérimentation à grande échelle du V2G, dans le cadre du réseau aVEnir, en partenariat avec Renault et PSA.

Le collectivités commencent à s’intéresser à cette technologie : Villeneuve-lez-Avignon vient de s’équiper d’une flotte de huit véhicules utilitaires électriques “intelligent” permettant la charge bidirectionnelle, rechargés par des bornes V2G, dans le cadre du projet Flexitanie.