Retranscription

Moi je crois beaucoup effectivement qu’aujourd’hui on est dans une société qui est la société du gâchis au plan énergétique. Je me rappelle les années 70 où il y avait de grandes campagnes après la première grande crise pétrolière où on disait stop au gâchis, faisons des économies d’énergie et il y a eu un vrai processus à ce moment là qui a été lancé. Puis très vite ça s’est arrêté puis que le prix du pétrole est redescendu.

Si on regarde le territoire français, on a une spécificité qu’on retrouve pas forcément. C’est un habitat extrêmement dispersé en dehors des grandes villes. Tout le territoire français est truffé de maisons individuelles, d’anciennes fermes etc, c’est notre histoire, contrairement à l’Allemagne ou à d’autres pays. Et donc là on a une vraie richesse et en même temps une difficulté. Cette richesse c’est qu’effectivement on a des gens partout et donc une capacité d’habiter le territoire et d’y développer des sources de production énergétique de proximité.

Deuxième élément, c’est la faiblesse, cet habitat dispersé il est souvent plus consommateur parce que l’habitat dense fait faire des économies d’énergie. Et donc, là je pense qu’il faut qu’on ait aussi une réglementation différente. On pourrait très très vite arriver à réduire d’au moins un tiers déjà la consommation par changement des comportements. Ensuite effectivement il faut qu’on aille vers l’efficacité, c’est-à-dire qu’on change nos dispositifs, ces fameux radiateurs, les lampes à incandescence, tout ça il faut le faire et on arrivera aussi effectivement à baisser d’un deuxième tiers.

Et puis le troisième tiers, ça sera le renouvelable, ça il n’y a pas de mystère. Un tiers de la consommation d’aujourd’hui à base de renouvelables c’est techniquement faisable. Quand on voit qu’en Espagne, quand on voit qu’en Suède on est capable de faire du solaire à peu près partout, on se dit qu’en France on a quand même un vrai problème avec le solaire puis qu’on nous dit “ah bah non la France il n’y a pas assez de soleil”. C’est franchement pas sérieux.