Initiative conjointe des présidences péruvienne et française, le Plan d’action Lima-Paris lancé au lendemain de la COP20 au Pérou permet d’impliquer la société civile et les acteurs non étatiques dans la lutte contre les changements climatiques. La mobilisation de ces acteurs est primordiale pour peser sur les négociations internationales et aboutir à un accord international à la hauteur des enjeux économiques, sociaux et climatiques du XXIème siècle.

Du Sommet pour le climat organisé par Ban Ki-Moon à New York en septembre 2014 à la prochaine Conférence pour le climat (COP21) qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre prochain, l’agenda des solutions « Plan d’action Lima-Paris » entend engager une dynamique positive de mise en œuvre d’actions concrètes. Cet Agenda des solutions a été lancé lors de la COP20 au Pérou en décembre 2014, il répertorie les initiatives de tous les acteurs privés et publics en faveur du climat. Ces solutions viendront compléter les engagements des États tout en portant un message indispensable d’opportunités économiques et sociales. Le Plan d’action est piloté par les présidences péruviennes de la COP20 et françaises de la COP21, le secrétariat de la Convention cadre des Nations unies pour les changements climatiques (CCNUCC) et le Secrétariat général des Nations unies (SGNU).

Le Plan d’action Lima-Paris rencense des projets publics, privés et internationaux permettant d’atteindre les objectifs de la COP21

Lutter contre le réchauffement climatique est une thématique qui touche le monde  : acteurs politiques, entreprises, ONG, collectivités, et citoyens. Laurent Fabius, qui présidera la COP21, a affirmé lors de son intervention au Conseil économique, social et environnemental (CESE) en avril dernier qu’il a été décidé « de ne pas limiter la Conférence de Paris et les futures COP au seul aspect gouvernemental et de mettre en mouvement l’ensemble de la société civile. À commencer par les collectivités locales, communes et régions, les entreprises, les ONG ». La COP21 sera dans la continuité d’une dynamique qui a pris naissance lors du Sommet de new York en 2014 sous l’impulsion de Ban ki-Moon avec le Plan d’action Lima-Paris qui regroupe toutes les initiatives et projets portés par différents acteurs du monde entier.

Sobriété carbone pour tous, mais pas seulement

Toutes les intitiatives inscrites dans l’agenda des solutions de la COP21 respectent un certains nombre de critères intrinsèques aux valeurs de la COP21. Ils suivent une démarche multi-acteurs associant des partenaires de secteurs et pays différents et s’inscrit dans une logique de visions et d’objectifs partagés. Ils ont une dimension de transformation en profondeur des différents secteurs d’activités par une approche scientifique pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre et bénéficient à l’action climat. L’Agenda des solutions COP21 concerne les solutions de réduction des émissions de gaz à effet de serre (atténuation du changement climatique), mais aussi les solutions d’adaptation au changement climatique et de lutte contre la pauvreté.

À quelques jours de la COP21, différents acteurs non-gouvernementaux, entreprises, collectivités et ONG, ont publié leurs contributions à l’Agenda des solutions. Parmi ces contributions, le Collège des directeurs du développement durable publie le Book Climat C3D, Engie organise un Tour de France des Solutions Climat et ERDF publie son Book des solutions climat qui recense des solutions d’accompagnement de la transition énergétique des territoires et de lutte contre le changement climatique. De nombreuses solutions sont par ailleurs consultables par le grand public sur la plateforme « Hub des solutions Climat » (Solutions COP21), créée par le Comité 21 et le Club France Développment Durable, qui répertorie de nombreuses solutions d’atténuation et d’adaptation présentées par des acteurs non gouvernementaux.

Toutes les initiatives du Plan d’action Lima-Paris sont soutenues par une feuille de route claire, concrète, crédible et chiffrée à l’horizon 2020, 2030 et 2050 et permettent d’engager des échanges de bonnes pratiques et des transferts de connaissances favorables au climat.

Photo d’entête : UNFCCC