Retranscription

Selon Jean-Marie Chevalier, l’électricité doit être vendue à un prix qui recouvre au moins son coût. Il explique qu’entre le coût moyen, le coût marginal, le coût historique du nucléaire, le coût de Flamanville, le problème est loin d’être réglé. La Cour des Comptes a établi un coût moyen de l’électricité qui ajoute le coût d’accès à l’électricité historique d’origine nucléaire, la contribution au service public de l’électricité (CSPE), subvention qui permet le financement des énergies renouvelables.

Jean-Marie Chevalier estime que le niveau de la CSPE qui est actuellement de 6 milliards d’euros par an doit être maintenu même si en période de crise c’est difficile. « Il faut maintenir cet effort qui est la préparation du monde de demain ». Il déclare qu’avec une volonté européenne, les énergies renouvelables sont subventionnées et que ces dernières doivent occuper une part plus importante dans le mix énergétique dans une vision à long terme malgré que pour certaines personnes les énergies renouvelables sont trop gourmandes en dépenses. « Les énergies renouvelables doivent avoir une place plus importante d’autant que leurs coûts diminuent ». Il soutient la poursuite de leur développement en France et leur intégration au système.  

Le financement local des nouvelles productions, des nouvelles combinaisons et des réseaux de chaleur nécessitent des ressources différentes et il déclare « dans un pays comme la France où il y a une épargne absolument considérable », il est envisageable d’utiliser une partie de cette épargne « locale » pour financer des projets « locaux ».  Selon lui, un citoyen en province qui dispose d’une épargne serait enclin à investir dans des projets locaux, sources d’emplois.