Retranscription

Qui paie la ville aujourd’hui? Dans le milieu des architectes urbanistes, la ville est gratuite. Il faut savoir qu’en réalité l’espace public dans les villes est financé par le contribuable plutôt que par l’usager. Ce modèle là est actuellement menacé par la crise des finances publics locales. L’aménagement n’est plus créateur de valeur car de nos jours l’aménagement se fait sur une ville existante. Reconstruire la ville sur la ville coûte plus cher et ce type d’aménagement est plus difficile à financer dans le modèle économique actuel. Le risque est qu’on parte sur une ville à 2 vitesses qui serait payée par les usagers qui en ont les moyens et ceux ont qui n’ont pas les moyens ne paient pas et n’utilisent pas les services. La notion phare du numérique c’est celle de la gratuité.

En réalité, les services ne sont pas gratuits, il y a juste certaines personnes qui acceptent de payer pour d’autres. Dans le modèle de l’effacement dans les smart grids par exemple, on est prêt à faire payer l’électricité moins chère pour inciter les gens à consommer l’électricité au moment où elle est moins cher plutôt que d’appeler de l’électricité au moment des pics de consommation. « Les heures embouteillées paient les heures non-saturées ». Ce modèle qui est opérationnel dans le secteur de l’énergie est transposable dans le domaine de la mobilité. Il y a aussi le modèle freemium où un produit plus sophistiqué va servir à payer pour un produit de base. Il faut saisir l’opportunité de cette ville (smart city) qui est saisie par la révolution numérique pour penser ces modèles économiques.