Retranscription

Le monde s’est mis sur une dynamique très intéressante avec la COP21.

On voit aujourd’hui que tout n’est pas joué, tout n’est pas gagné puisque cette dynamique peut toujours s’essouffler.

La question de la ratification de l’Accord de Paris est encore en suspens dans pas mal de pays. Et donc la COP22 qui approche est une occasion de boucler cette question de ratification, de boucler l’Accord de Paris et aussi de préparer sa mise en oeuvre.

L’Accord de Paris c’est des principes, c’est le niveau législatif, il nous manque maintenant le niveau d’exécution, le niveau réglementaire : comment ça va se faire, comment est-ce qu’on va traduire les objectifs nationaux de manière opérationnelle pour qu’ils puissent être vérifiables, comment est-ce qu’on va traduire l’engagement de la société civile, des collectivités, des industries.

Ce qui étaient l’événement majeur de la COP21, c’est qu’on n’est plus seulement sur une question pilotée par les États mais par toutes les composantes de la communauté mondiale. Et on sait que c’est les collectivités, c’est la société civile qui va nous permettre de gagner la partie de la lutte contre le changement climatique.

Donc, à la COP22, on attend aussi que cette société civile soit en première ligne, apporte des solutions, prouve qu’on a déjà avancé depuis un an. Et je sais pour voir les collectivités, pour voir les associations, pour voir les industrielles que en un an on a déjà beaucoup avancé, qu’il y a des bonnes pratiques à répandre entre le Nord et le Sud, entre le Sud et le Sud et entre le Sud et le Nord et tout ça, ça va jouer à la COP22 au Maroc.