Retranscription

La COP21 à Paris, en décembre dernier, a été un succès remarquable qui a permis de relancer la lutte contre le changement climatique d’un point de vue mondial, et donc c’est une très bonne chose.

Par contre, l’enseignement que certains, et le Président des États-Unis le qualifie ainsi, caractérise comme « terrifiant », c’est l’élévation de la température de la planète.

Au premier semestre de cette année, la température de la planète est en augmentation de 1,3°C par rapport à la période 1850-1900.

Le 5ème rapport du GIEC paru en 2014, si ma mémoire est bonne, établissait que la température de la planète sur la période 2003-2012 était simplement en augmentation de 0,8°C. Ça veut dire qu’entre 2003-2012 et le premier semestre, la température de la planète a fait un bond gigantesque de 0,5°C.

À partir du moment où nous arrivons à 1,3°C, ça veut dire que la limite basse qui a été envisagée dans la COP21, de limiter la température de la planète à une augmentation de 1,5°C, n’est quasiment plus jouable.

Ça veut dire également que nous devons renforcer la réduction d’émissions de l’ensemble des pays de la planète par rapport à 2030. Ça veut dire également que nous devons décliner, le plus rapidement possible, l’Accord de Paris et aller vers un monde neutre en carbone, vers les années 2050-2060.