Retranscription :

La troisième révolution industrielle, c’est la digitalisation et la numérisation. Ce sont ces techniques issues de l’informatique qui font qu’aujourd’hui, tout le monde dépend de son smart phone et de la connectivité. Cette digitalisation, elle est inévitable et elle existe dans tous les secteurs de l’économie et de l’industrie à fortiori dans le domaine électrique et électronique.

Est-ce qu’il faut en avoir peur? je pense que non. C’est le sens normal de l’histoire et puis surtout pourquoi va-t-elle si vite? C’est parce qu’elle est acceptée et tout le monde se rend compte à quel point cela peut nous apporter de services au quotidien surtout dans un monde où tout va de plus en plus vite. Pourquoi lutter contre cette troisième révolution? Au contraire, il faut l’accueillir, par contre, il faut se donner les moyens de l’accueillir correctement en donnant des cadres de gestion, de régulation et de financement.

La question de la cybersécurité et la protection des données et de la vie privée sont deux thématiques majeures des smart grids en France et à l’international. L’association Think Smart Grids est confrontée à ce sujet via le travail qu’elle mène avec d’autres grandes plateformes smart grids internationales. Nous sommes adhérant de la Global Smart Grids Federation qui mène une réflexion en particulier sur la cybersécurité. Nous travaillons sur comment réduire le risque d’attaques qui pourraient intervenir sur les compteurs intelligents mais ça peut être sur tous les systèmes qui permettent de gérer les flux d’électricité.

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Valérie Anne Lencznar

Valérie Anne Lencznar est déléguée générale de l’association Think Smartgrids. Diplômée du Magistère de communication du Celsa (Paris 4 Sorbonne) et d’un Executive MBA de HEC, elle a évolué à la tête de la communication de différentes structures publiques puis rejoint le secteur de l’énergie il y a 15 ans. Directrice de la communication de la centrale nucléaire de Gravelines, elle développe ensuite la marque du groupe EDF en Pologne et Hongrie, puis rejoint le comité de direction du dispatching national de RTE. De 2009 à 2015, elle était secrétaire générale coordinateur de la société de projet franco-espagnole Inelfe.