En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies permettant la mesure d'audience. OK ou Refuser

Taxer les émissions carbone : trois moyens efficaces pour assurer la transition énergétique

Gouvernance & société Publié le

Dans l’optique d’atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris sur le changement climatique, l’idée de taxer les émissions de CO2 s’impose de plus en plus. Quelles sont les méthodes possibles ?

Taxer les émissions directement

Trois grandes méthodes permettent de décourager économiquement l’émission de CO2. La première est de taxer directement, par un impôt, les émissions de CO2 : c’est le principe de la « taxe carbone », mise en place en France par le gouvernement sur les carburants. Cette taxe s’applique sur tous les carburants, en fonction de leurs émissions de CO2; le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a d’ailleurs annoncé récemment que le prix de cette taxe, qui aurait dû, suivant la loi de transition énergétique, se situer aux alentours de 65€ la tonne en 2022, serait relevé à cette date à 86€ la tonne. Une volonté courageuse d’aider à la transition énergétique, tout en renflouant les caisses de l’Etat.

Imposer des quotas d’émissions

La seconde est de mettre en place des quotas, comme le fait l’Union Européenne auprès des industriels et producteurs d’énergie. Mais trop de droits gratuits ont été distribués, et le prix de la tonne de CO2 sur le marché européen s’est effondré à 5€, alors qu’il faudrait au moins 30 € pour avoir un effet sensible sur les pratiques énergétique des acteurs de la filière.

Mettre en place des réglementations contraignantes

La troisième méthode consiste à  mettre en place des réglementations qui imposent des usages ou des travaux pour réduire l’empreinte carbone d’une activité ou d’un lieu. Par exemple interdire totalement l’usage du charbon pour produire de l’électricité, comme le prévoit Nicolas Hulot à l’horizon 2022 : dans les faits cela oblige les producteurs d’électricité à trouver d’autres solutions, même si elles sont moins rentables financièrement. Imposer des travaux de rénovation pour améliorer l’efficacité énergétique de logements ou de bureaux relève du même principe.