Le salon Smart Energies 2018 aura lieu à Paris début juin. Cette grand-messe du secteur a pour but de travailler sur le thème de l’énergie durable et de la transition énergétique urbaine et rurale.

Il y a trente ans, la transition numérique dans les pays occidentaux étaient à ses balbutiements. Son accélération a permis de simplifier le quotidien, tout en donnant naissance à des géants du Web qui, force est de constater, ne sont pas européens. Le vieux continent manquera-t-il également le coche de cette révolution qui s’annonce ? Certainement pas, si l’on en croit les efforts déployés par la filière énergie dont les acteurs se réunissent au salon Smart Energies 2018 pour préparer l’avenir.

 

Anticiper le futur

Ce salon sera ainsi l’occasion, pour les différents participants, de mieux accompagner cette mutation numérique du secteur de l’électricité, déjà en marche. « 2030, c’est demain. Mais entre aujourd’hui et 2030, tout aura changé ! » explique Benoît Ferres, président de Cameo Energy, cabinet de conseil financier dans le secteur de l’énergie.

Le secteur de l’énergie n’échappe pas à cette règle. Si pour des villes de plus en plus nombreuses, la numérisation sert à générer une transition énergétique urbaine, des avancées sont encore à venir. Smart City, Internet des objets, Low Tech sont autant d’initiatives prises par les professionnels du secteur pour que numérique et transition énergétique aillent main dans la main. Un changement de logiciel à tous les niveaux, qui doit dicter notre politique sur les décennies à venir. Ce virage est d’autant plus nécessaire que les nouvelles technologies représentent entre 6% et 10% de notre consommation d’électricité, et une rationalisation du numérique va de pair avec une meilleure transition énergétique.

Smart Energies 2018 : deux jours pour faire le point sur les outils numériques pour l’énergie

Pour mettre en œuvre ces solutions, les villes et les collectivités doivent s’équiper d’outils digitaux adaptés à leurs situations particulières et à leurs politiques énergétiques : le choix des bonnes technologies et des bons partenaires est crucial dans cette optique. Le salon Smart Energies 2018 est au cœur de ces ambitions : sa troisième édition aura lieu les 5 et 6 juin à Paris, à l’Espace Grande Arche de la Défense.

3 500 visiteurs professionnels y sont attendus pour échanger sur la transition énergétique urbaine et rurale, notamment les acteurs de la filière énergie – collectivités locales, entreprises, start-up, associations – qui façonnent la transition énergétique. « Quand on voit le nombre de participants qui ont des idées nouvelles à apporter à cet ensemble de l’intelligence énergétique, c’est phénoménal ! Et on sent qu’il y a une force économique derrière tout cela » déclare avec enthousiasme Julien Tchernia, président d’Ekwateur, fournisseur d’électricité verte.

80 exposants, 140 speakers, des grandes entreprises aux start-up innovantes

Smart Energies abordera les différents aspects de cette mutation de l’électricité, divisés en quatre grandes thématiques : « Consommateurs et territoires », « Développement et mobilité durable », « Efficacité énergétique et industrie », et enfin « Data et IoT ».

80 exposants seront présents, 140 speakers attendus : ils représentent des grands groupes industriels, comme Sylvie Jehanno, présidente de Dalkia, Philippe Monloubou et Jean-Baptiste Galland, président et directeur de la stratégie d’Enedis, ou Eric Mazoyer, président de Bouygues Immobilier – mais aussi des start-up innovantes, comme Jean-Laurent Schaub, président de Ween, spécialiste du thermostat connecté, ou Arnaud de Moissac, fondateur de DCBrain, qui applique les solutions d’intelligence artificielle aux réseaux de fluide.

Au-delà de ces conférences faisant le point sur les dernières innovations et les perspectives pour le futur, Smart Energies propose également des rencontres en plus petit comité, ainsi que de salons dédiés aux rendez-vous d’affaire, pour rapprocher les différents acteurs du secteur de l’électricité et créer des synergies fécondes. « On voit bien qu’en venant ici on arrive à trouver les bons acteurs, et ceux qui pensent et fabriquent le monde de l’énergie de demain » explique Erwan Lemarchand, directeur énergie de la Métropole Européenne de Lille.