Pour leur huitième anniversaire, les RIVE 2017 ont encore changé de dimension. Plus de 850 professionnels ont fait le déplacement à Alès pour évoquer les dernières nouveautés et innovations en matière de mobilité verte. Dans la droite ligne du Plan Climat présenté par Nicolas Hulot, dont la secrétaire d’Etat Brune Poirson était présente, les RIVE, qui se sont achevés mercredi 12 juillet, s’imposent comme un rendez-vous incontournable de la transition écologique.

RIVE 2017: huit ans de travail au service de la mobilité durable

« Des rencontres internationales sur les voitures écologiques ? À Alès ? Ils sont fous dans ce bled ! » : voilà le genre de remarque qu’a pu entendre Max Roustan, le maire d’Alès, lors de la première édition des RIVE (Rencontres Internationales des Véhicules Ecologiques), voici huit ans. Et pourtant, cet événement, organisé en alternance à Paris et Alès, ne cesse de prendre de l’importance. En effet la réflexion sur la mobilité durable et sur les véhicules verts semble désormais incontournable, pour atteindre les objectifs de la loi sur la transition énergétique.

Les RIVE 2017 ont eu lieu les 11 et 12 juillet au Pôle Mécanique d’Alès Cévennes, une ancienne friche minière réhabilitée, quelques jours après la présentation du Plan Climat par Nicolas Hulot, le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire : un des objectifs phares de ce Plan Climat est d’arrêter la vente de voiture à essence et diesel en 2040 – le ministre affirme donc qu’à cette date, tous les véhicules vendus en France seront des véhicules « écologiques », électrique, hybrides, ou même à hydrogène.

« 7 millions de bornes déployées d’ici 2030 »

L’affluence aux RIVE 2017 peut s’expliquer par cette conjoncture favorable à l’essor de la mobilité durable : 850 professionnels étaient présents, venus de tous les horizons. « Nous avons monté d’un échelon par la diversité des représentants politiques présents. Pour la première fois, il y avait tous les niveaux des administrations : mairies, Départements, Régions, État, Europe… Sans oublier une très belle délégation marocaine, le président de la COP 22 et l’explorateur Bertrand Piccard. Le monde entier vient à Alès », détaille avec satisfaction Marc Teyssier d’Orfeuil, co-fondateur des RIVE.

Les véhicules électriques sont de plus en plus nombreux en France, la barre des 100 000 unités a été franchie début 2017, l’autonomie ne cesse de s’améliorer, et les autorités font de réels efforts pour imposer cette nouvelle forme de mobilité. Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, a également fait le déplacement et l’équipe de Réseau Durable était présente pour l’écouter. Elle y a affirmé la détermination des politiques à doter l’Europe d’infrastructures de recharge d’importance : l’objectif est d’atteindre les 7 millions de bornes de recharges en France en 2030, pour accompagner au mieux le développement des véhicules électriques.

Forte affluence et figures symboliques de l’écologie au rendez-vous

Durant deux jours, les conférences se sont succédé, évoquant des sujets variés liés à la mobilité durable, au niveau de la ville, du territoire ou du monde, mais aussi d’un point de vue économique ou en se centrant sur la problématique des véhicules connectés. Les professionnels ont pu présenter leurs nouveautés et prototypes sur la piste d’essai de 3 kilomètres, qui restait ouverte toute la journée.

Des « grands témoins » sont venus faire des discours, notamment Bertrand Piccard, président de la Fondation Solar Impulse, qui développe un projet d’avion solaire, ou Karima Delli, présidente de la Commission des Transports et du Tourisme du Parlement Européen.

Les débats ont prouvé l’évolution constante de la réflexion et des innovations dans le domaine de la mobilité durable : « On a beaucoup parlé d’hydrogène alors qu’avant, personne n’en voulait ! En huit ans, les évolutions technologiques ont été nombreuses avec des industriels internationaux extrêmement engagés. On sait aujourd’hui que seule la mixité énergétique permettra d’avancer », explique Marc Teyssier d’Orfeuil. Et dans ce contexte, les RIVE n’ont pas fini de prendre de l’importance.