Retranscription

L’enjeu pour le consommateur d’électricité – il faudrait aussi par exemple parler du consommateur d’hydrocarbures – mais en tous cas si on parle du consommateur d’électricité, c’est de ne pas penser qu’en termes de production. L’énergie en France a toujours été pensée en termes de production, de production de masse, centralisée, régulée par l’État et des grands acteurs publics, avec la réussite que l’on connaît d’ailleurs.

Mais aujourd’hui, effectivement, il faut complètement changer ce modèle, penser non plus tellement production mais consommation, penser usage. La production d’électricité va se délocaliser, se décentraliser, elle va se connecter avec les technologies de la connaissance, avec Internet.

Et le consommateur ne voudra plus consommer de la même manière qu’avant. D’abord il ne voudra pas être passif. Il voudra savoir ce qu’il consomme, comment il consomme, où est-ce que cela a été produit.

Et puis peut être que le consommateur ne sera pas simplement un consommateur mais un producteur. Il va vouloir peut-être aussi échanger sa production d’électricité avec ses voisins, avec ses quartiers, avec son territoire.

On est à l’aube d’une révolution fabuleuse en matière de production et de consommation d’énergie électrique, avec tous les emplois à la clé aussi.

La révolution énergétique, c’est aussi prendre en compte la précarité énergétique, aider tous ces ménages modestes, à consommer moins, à consommer mieux, à mieux s’isoler donc il faut des aides, il faut des subventions, il faut des systèmes intelligents pour aider ces ménages en situation de précarité énergétique.

Et puis au-delà de ça, pour tout un chacun, il y a évidemment une inquiétude quant au prix de l’énergie. On sait très bien que dans les années à venir, le prix de l’énergie va globalement augmenter, même si le pétrole est actuellement à la baisse ; on sait très bien que globalement notre consommation d’énergie va coûter de plus en plus chère, donc il faut s’adapter à cela et permettre à tout un chacun de s’adapter.

Oui aujourd’hui, il y a des inquiétudes et c’est justement aux entreprises de répondre à ces inquiétudes.