Retranscription

Je pense que la COP21 est arrivée à l’optimum de ce qu’elle pouvait obtenir.

Il faut être réaliste, 196 pays qui ne sont pas d’accord entre eux, avoir un accord c’est déjà formidable. On ne pouvait pas imaginer d’avoir un accord contraignant qui permet d’atteindre 2°, c’était impossible, une mission impossible. Donc je pense que Laurent Fabius a vraiment fait le job.

Alors maintenant, ça ne répond pas au sujet. C’est-à-dire qu’on peut toujours se glorifier avec 1,5°, on sait très bien qu’on n’y arrive pas. En état actuel des choses on est plutôt à 3,5°.

Maintenant c’est comment est-ce qu’on fait pour rentrer dans le dur, entrer dans le concret, ça veut dire y mettre de l’argent, ça veut dire réorienter les investissements des entreprises, ceux des États, faire de ce sujet un sujet majeur. C’est pas le cas aujourd’hui.

La COP22, ça doit être celle du passage à l’acte.

C’est-à-dire, la mobilisation des moyens, tourner vers les pays du Sud, ce qu’a dit Michèle Sabban sur l’Afrique me paraît très important, sur les technologies, sur le financement de ces technologies, sur des choses simples, qui sont utilisables par le plus grand nombre, et puis, j’espère une adoption de la déclaration universelle des droits de l’Humanité, parce que je pense qu’il faut quelque part, que l’Humanité affirme clairement sa responsabilité.